Circulaire UHC/FB/7 n°2001-23 du 11
Avril 2001
Dispositions concernant la mise en oeuvre
du concours privilégié du 1% logement.
Texte source : convention quinquennale du 3 août 1998 modifiée par l'avenant
du 7 mars 2001.
La secrétaire d'Etat au logement à Mesdames et Messieurs les préfets de région
(directions régionales de l'équipement [pour attribution]) ; Mesdames et
Messieurs les préfets de département (directions départementales de l'équipement
[pour attribution]) ;ANPEEC (pour information) ; direction générale de
l'urbanisme, de l'habitat et de la construction (pour attribution) ; conseil général
des ponts et chaussées (pour information) ; mission interministérielle
d'inspection du logement social (pour information).
Le succès de la programmation du milliard de fonds l % consenti à des
conditions privilégiées (voir l'avenant du 7 mars 2001) dépend d'une bonne
coordination au niveau local dans la programmation et la mise en oeuvre du
plan de relance dans chaque département en concertation avec les organismes
collecteurs du 1 %. A cet effet, il a été convenu avec l'UESL, organe
central des organismes collecteurs du 1 %, une démarche commune pour
optimiser l'emploi sur le terrain du concours privilégié du 1 % logement
pour le financement du PLUS.
1. Programmation régionale des fonds 1 %
L'enveloppe de concours privilégié pour votre région vous a été notifiée
par ailleurs. Celle-ci a été calée au prorata de la répartition des crédits
PLUS, de façon à vous donner les moyens de réaliser vos objectifs. Les
organismes, collecteurs ont également été destinataires de cette
programmation.
De façon à améliorer les synergies entre l'Etat et les collecteurs au plan
local, l'UESL donnera avant le 20 avril à la DGUHC les coordonnées d'une
personne ressource par région, qui sera affectée au suivi et à l'animation
de la procédure d'engagement du concours privilégié. Les coordonnées de
cette personne relais vous seront communiquées sans délai.
Réciproquement et sauf avis contraire de votre part, la DGUHC communiquera à
1'UESL le nom des chefs de service habitat des DDE et DRE destinés à être
les contacts privilégiés des collecteurs.
Sur la base des informations ci-dessus, vous tiendrez à l'issue de la répartition
des crédits au niveau départemental, une réunion de lancement de la
programmation du concours privilégié du 1 % à laquelle seront conviés les
associés collecteurs. Cette réunion se tiendra en lien étroit avec l'URCIL,
groupement régional des collecteurs, animée par la personne relais qui vous
aura été indiquée. Les orientations arrêtées lors de cette première réunion
seront ensuite relayées par des réunions au niveau départemental, dans
l'optique de dégager une liste d'opérations privilégiées dans les
meilleurs délais et en toute hypothèse avant le 1er juin. Cet exercice de
programmation doit bien évidemment se faire en contact étroit avec les
organismes HLM.
Je vous rappelle que le concours privilégié devra être utilisé pour des opérations
agréées comprenant notamment : les opérations d'acquisition suivies, le cas
échéant, de travaux et les opérations réalisées dans les communes
inscrites dans les PLH d'agglomération ainsi que dans les communes en contrat
de ville. Par ailleurs, il vous est demandé de privilégier les opérations
inscrites dans les contrats dé relance de la production de logement social.
Vous pourrez également choisir certaines opérations d'un intérêt social
particulier.
Le critère principal qui doit déterminer l'attribution du concours privilégié
est t'équilibre prévisionnel de l'opération. Dans le cadre des orientations
précisées par l'avenant du 7 mars 2001, dont vous trouverez copie en annexe,
les opérations bénéficiant de peu de subvention des collectivités
territoriales, ou de peu de fonds propres, ou encore ayant des difficultés
d'accès au 1 % devront ainsi être prioritaires. Vous veillerez bien
entendu à ce que le bénéfice du concours privilégié du 1 % ne soit en
aucun cas prétexte de désengagement aux apports de financement de droit
commun (1 % «ordinaire», fonds propres ; participation des collectivités
locales) mais bien un plus par rapport aux pratiques habituelles.
Il est rappelé en outre que les services n'ont pas à se préoccuper du mécanisme
de réservation associé ou non à l'attribution du concours privilégié. Ce
mécanisme est géré par le collecteur en liaison avec l'organisme bailleur :
en aucun cas il ne doit être un frein à l'attribution de ce concours.
Dans le même ordre d'idée, la gestion financière du concours relève entièrement
des associés collecteurs. En fonction des ressources des collecteurs locaux
et de celles des collecteurs des autres régions, l'UESL assurera la gestion
du mécanisme, à charge pour les services d'évoquer à la DGUHC les
difficultés éventuelles. En cas de manque de fonds disponibles localement
par rapport à l'enveloppe régionale, vous pourrez faire remonter les besoins
à l'administration centrale (DGUHC/FB1), qui assurera la coordination avec
l'instance centrale des associés collecteurs, l'UESL.
2. Evaluation des résultats
De façon à optimiser la répartition du concours privilégié du 1 %, il
sera tenu compte à mi-parcours des premiers résultats obtenus au niveau régional.
En juin, la programmation des enveloppes 1 % arrêtée au niveau régional
pourra être revue par le ministère, en fonction de l'état d'avancement des
objectifs fixés par la circulaire de programmation pour le PLUS.
En cours d'année vous aurez à faire remonter mensuellement les engagements
pris par les associés col1ecteurs en distinguant ceux pris au titre du
concours privilégié des autres. Les modalités de cette remontée vous
seront très prochainement précisées. Une adaptation du format des états PR
vous permettra de distinguer trois catégories de crédit 1 % selon que le
financement relève du 10 %, du 8/9e ou du concours privilégié. Les
consolidations effectuées à la DGUHC de ces remontées seront portées à
votre connaissance.
Le contrôle définitif des engagements pris au titre du concours privilégié
fera l'objet en 2002 d'un examen en commun entre l'UESL et la DGUHC. Le
respect des objectifs de 1'année 2001 sera évalué en deux étapes :
- les associés collecteurs déclareront avant le premier mars 2002 aux DDE la
liste des opérations engagées ;
- ensuite, chaque DDE établira avant le premier octobre 2002 le bilan des opérations
réellement engagées.
Annexe
Avenant du 7 mars 2001 à la convention quinquennale du 3 août 1998 relative
à la modernisation du 1 % logement et à la convention d'application du 4 février
1999 relative aux prêts à l'emménagement Entre l'Etat, représenté par le
ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre de l'équipement,
des transports et du logement, le secrétaire d'Etat au logement et le secrétaire
d'Etat au budget,
et l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL), représentée par son
président habilité par délibération en date du 6 février 2001 du conseil
d'administration, sur proposition du comité paritaire des emplois.
Vu la convention quinquennale du 3 août 1998 relative à la modernisation du
1 % logement conclue en application de l'article L. 313-19 du code de 1a
construction et de l'habitation ;
Vu la convention du 4 février 1999 relative aux prêts à l'emménage- ment
conclue en application de l'article 1er (8-2) de la convention quinquennale du
3 août 1998 relative à la modernisation du 1 % logement ;
Vu la convention du 1er septembre 1999 relative au financement des opérations
dans le parc locatif privé conventionné conclue en application de l'article
1er (8-4) de la convention quinquennale du 3 août 1998 relative à la
modernisation du I % logement.
Préambule
Au terme du premier exercice de mise en oeuvre, la convention du 3 août 1998
a fait l'objet au cours du premier semestre 2000 d'une évaluation. Cette
dernière montrait un démarrage plus lent que prévu des nouveaux produits et
constatait des résultats contrastés selon les : associés collecteurs de l'UESL
et globalement insuffisants. Elle faisait apparaître la nécessité de rendre
plus lisibles les nouveaux produits, de prévoir des mesures d'incitation pour
leur mise en oeuvre et de mettre en place une réelle stratégie de
dynamisation en s'appuyant sur une plus grande cohérence d'actions locales
des associés collecteurs et sur le développement de nouveaux partenariats.
Dans ce contexte, le présent avenant a pour objet d'adapter deux des nouveaux
produits créés par la convention du 3 août 1998 et de fixer le cadre des
mesures d'incitation nécessaires à leur développement. Il précise également
les modalités des concours du 1 % logement dans le secteur locatif social et
prévoit la mise en place d'une aide spécifique à la mobilité pour raisons
professionnelles et d'un financement pour les ADIL.
C'est pourquoi il est convenu ce qui suit :
Article 1er
Adaptation des produits
A. - Aides a l'accès au logement locatif (Loca-Pass)
Les bénéficiaires sont, pour tous les secteurs du, parc locatif :
- les salariés d'entreprises du secteur assujetti à la participation des
employeurs à l'effort de construction, quelle que soit leur ancienneté dans
l'entreprise et quelle que soit la nature de leur contrat de travail ;
- les jeunes de moins de trente ans en recherche ou en situation d'emploi.
Le premier volet consiste à financer le dépôt de garantie sous forme d'une
avance non rémunérée. Cette aide peut également prendre la forme d'un
engagement envers le bailleur de verser les fonds à la première demande
justifiée. L'aide est consentie jusqu'au départ du locataire.
Le second volet consiste en une garantie du loyer et des charges locatives
d'un montant maximal de dix-huit mois pour une durée d'engagement de trois
ans. Dans le parc locatif conventionné, le montant maximal est porté à 3
ans en contrepartie d'une réservation locative.
Dans le parc libre, le montant du loyer servant au calcul de l'avance et de la
garantie ne peut excéder le loyer maximum du statut du bailleur privé
conventionné pour les salariés dont les revenus sont supérieurs aux
plafonds de ressources dudit statut, à l'exception des jeunes et des salariés
en mobilité professionnelle.
Les aides sont attribuées selon la procédure de droits ouverts prévue au
dernier alinéa de l'article 2-A de la convention du 3 août 1998.
Les dispositions ci-dessus, applicables au premier jour du trimestre civil qui
suit la signature du présent avenant, se substituent aux dispositions
correspondantes de l'article 1er-8-3 de la convention du 3 août 1998.
B. - Prêts à l'amélioration du logement (Pass-Travaux)
Les bénéficiaires sont les salariés d'entreprises du secteur assujetti à
la participation des employeurs à l'effort de construction, quelle que soit
leur ancienneté dans l'entreprise et quelle que soit la nature de leur
contrat de travail. Ils sont locataires ou propriétaires occupants de leur résidence
principale.
Les prêts sont accordés par les associés collecteurs de l'Union sur les
fonds réglementés aux conditions suivantes :
- bénéficiaires dont les revenus imposables sont au plus égaux à 60 % des
plafonds de ressources ouvrant droit à un prêt à taux zéro : montant des
travaux finançable à 100 % dans la limite de 60 000 F ;
- bénéficiaires dont les revenus imposables sont supérieurs à 60 % des
plafonds de ressources ouvrant droit à un prêt à taux zéro : montant des
travaux finançable à 100 % dans la limite de 50 000 F ;
- durée de référence de dix ans modulable d'un commun accord entre l'associé
collecteur et l'emprunteur.
Ils peuvent financer les travaux réalisés sur les parties communes et équipements
communs des copropriétés. Ils peuvent alors être versés au syndicat de
copropriétaires pour le compte des copropriétaires éligibles.
Dans tous les cas, une facture d'entreprise est exigée. Les prêts peuvent être
cumulés avec les prêts à l'accession sur fonds réglementés, dans le
respect du total des plafonds applicables à chaque nature de prêt.
L'arrêté du 16 mars 1992 sera modifié en conséquence.
Un fonds «Pass-Travaux» est créé au sein du fonds d'intervention de l'UESL
dans les conditions prévues à l'article L. 313-20 du code de la construction
et de l'habitation. Il est alimenté par les associés collecteurs de l'union
sous forme de subvention afin de permettre la réalisation d'un objectif
annuel de production de 4 à 5 MF. Pour la réalisation de l'objectif mentionné
ci-dessus, seuls sont comptabilisés les prêts attribués dans un délai de
cinq ans suivant l'entrée dans les lieux.
Les prêts sont attribués selon la procédure de droits ouverts prévue au
dernier alinéa de l'article 2-A de la convention du 3 août 1998.
Les dispositions ci-dessus, applicables au premier jour du trimestre civil qui
suit la signature du présent avenant, se substituent aux dispositions
correspondantes de l'article 1er-8-2 de la convention du 3 août 1998 et à
celles de la convention d'application du 4 février 1999.
C. - Mesures d'incitation à la mise en oeuvre des produits
Un objectif national de distribution des aides à l'accès au logement locatif
(avances et garanties cumulées) est fixé chaque année par le conseil
d'administration de l'UESL permettant d'atteindre en fin de convention un
rythme annuel de 150 000 aides.
L'UESL répartit l'objectif national entre ses associés collecteurs.
L'organisme qui n'a pas atteint son objectif doit verser un montant
forfaitaire par aide non réalisée à l'UESL qui redistribue ces sommes aux
organismes ayant dépassé leur objectif. Ce montant forfaitaire par aide
unitaire non réalisée est fixé par l'UESL en fonction des montants moyens
constatés au cours de l'exercice précédent.
La montée en charge des prêts à l'amélioration du logement nécessite une
régulation des prêts à l'accession. L'enveloppe globale annuelle maximale
de prêts à l'accession, neuf et ancien, sur fonds réglementés (préfinancements
et prêts à long terme) est fixée à 4,7 MF pour 2001. Par la suite, une
enveloppe annuelle maximale sera fixée chaque année par le conseil
d'administration de l'UESL de façon à respecter un montant maximum cumulé
de prêts à l'accession de 12 MF de 2001 à 2003.
L'UESL répartit l'enveloppe maximale entre ses associés collecteurs. Par
ailleurs, elle fixe un montant minimal par prêt à l' accession.
Article 2
Concours du 1 % logement
dans le secteur locatif social
L'objectif annuel d'investissement des associés collecteurs de l'UESL pour
les années 2001 à 2003 est maintenu à 4,5 MF pour l'ensemble des opérations
réglementées ou réalisées au moyen de prêts sur fonds d'épargne. n
inclut le financement des opérations PLI à hauteur de 300 MF, le financement
des opérations PLS réalisées par les organismes d'HLM et les SEM ainsi
que le financement des opérations de réhabilitation des foyers. Il prend en
compte les transformations de préfinancement et le montant des ressources en
attente d'emploi par les organismes d'HLM et les SEM.
Cet objectif n'inclut pas l'investissement dans les opérations locatives privées
à loyer plafonné (PLS, PLI, statut du bailleur privé, conventionnement
ANAH) permettant de financer la construction ou les travaux nécessaires à la
remise en location, en contrepartie de réservations pour les salariés. Ce
concours, dont les conditions financières sont définies dans la convention
du 1er septembre 1999 relative au financement des opérations dans le parc
locatif privé conventionné, est pris en compte par ailleurs.
Cet objectif inclut un concours privilégié d'un montant de 1 MF, qui sera
engagé chaque année à compter du 1er janvier 2001 pour le financement d'opérations
PLUS agréées par les DDE, Cette enveloppe doit permettre la réalisation
d'environ 15000 opérations PLUS et contribuer ainsi à la relance du PLUS.
Les opérations agréées comprennent notamment : les opérations
d'acquisition suivies, le cas échéant, de travaux et les opérations réalisées
dans les communes inscrites dans les PLH d'agglomération ainsi que dans les
communes en contrat de ville. Les DDE privilégieront les opérations
inscrites dans les plans de relance de la production de logement social et
pourront également choisir certaines opérations d'un intérêt social
particulier.
La quotité des prêts 1 % logement sera au minimum de 10 % du prix de revient
de l'opération. Le taux du prêt est fixé à 1,2-5 % l'an, Il sera
remboursable en 39 ans, dont 35 ans de différé d'amortissement avec une
remise d'intérêt de 10 ans.
Les DDE, en concertation avec les associés collecteurs, arrêteront sur le
plus tard en juin de l'année en cours une liste d'opérations, en tenant
compte des sollicitations des maîtres d'ouvrage. Le ministère du logement
informera l'UESL des opérations engagées au plus tard le 1er octobre de
l'année en cours. Cette dernière s'assurera du financement des opérations
agréées par les associés collecteurs en concertation au plan local. Si
cette concertation ne peut aboutir, le financement sera réalisé par mise en
oeuvre du fonds d'intervention de l'UESL. En cas de manque de fonds
disponibles localement par rapport à l' enveloppe régionale, le ministère
du logement pourra faire remonter les besoins à l'UESL.
Le contrôle des engagements pris au titre du concours privilégié fera
l'objet d'un examen annuel en commun entre l'UESL et les services du ministère
du logement. Le respect des objectifs d'une année sera évalué au cours de
l'année suivante en deux étapes :
- les associés collecteurs déclareront avant le premier mars aux DDE la
liste des opérations engagées ;
- ensuite, chaque DDE établira avant le premier octobre le bilan des opérations
réellement engagées.
Le respect de l'objectif annuel de 4,5 MF s'apprécie en verse- ment, à
l'exception de l'année 2001 où il s'apprécie en engagement. Les éventuelles
sous-réalisations par rapport à cet objectif viendront abonder une enveloppe
supplémentaire de concours privilégié.
Les interventions financières du 1 % logement dans le domaine du logement
social doivent permettre de garantir le bon état du logement à l'entrée
dans les lieux.
Article 3
Aide spécifique à la mobilité
pour raisons professionnelles
Afin de faciliter le changement de logement des salariés des entreprises en
situation de mobilité pour raisons professionnelles, une aide spécifique
accordée sur fonds réglementés par les associés colleteurs de l'union est
mise en place à effet au premier jour du trimestre civil qui suit la
signature du présent avenant.
Elle est réservée aux salariés occupant un emploi permanent ou temporaire
des entreprises assujetties à la participation des employeurs à l'effort de
construction, quel que soit leur statut, qui sont tenus de changer de résidence
principale ou d'avoir une seconde résidence à l'entrée dans l' entreprise
ou lors du changement de lieu de travail au sein de r entreprise. La distance
entre l'ancienne résidence et la nouvelle doit être supérieure à 70 kilomètres.
Cette aide est destinée à couvrir six mois de loyers et charges locatives en
cas de double charge de logement et certaines dépenses connexes au changement
de logement (notamment frais d'agence, frais et émoluments notariés, frais
de bail, intérêts intercalaires).
Elle prend la forme de deux subventions cumulables, accordées sur
justificatifs des doubles charges de logement et des dépenses connexes
mentionnées ci-dessus, selon la procédure des droits ouverts prévue au
dernier alinéa de l'article 2A de la convention du 3 août 1998 :
- hauteur de 10 000 F sans intervention de l'entreprise ;
- hauteur de 10 000 F avec l'accord écrit de l'entreprise dans le respect des
conditions d'information des règles d'utilisation du 1 % logement auprès des
représentants du personnel.
Pour la mise en oeuvre de cette aide, il pourra être créé un fonds spécifique
au sein du fonds d'intervention de l'UESL dans les conditions prévues à
l'article t. 313-20 du code de la construction et de l'habitation.
L'ensemble des engagements des associés collecteurs de l'union au titre du présent
article est estimé à 200 MF en 2001. Par la suite, une enveloppe maximale
sera fixée chaque année par l'UESL dans la limite d'un plafond de 500 MF par
an.
L'UESL fixe toutes modalités nécessaires à la mise en oeuvre de cette aide.
Article 4
Convention du 14 mai 1997
La convention du 14 mai 1997 pour remploi de la participation des employeurs
en faveur du logement des populations ayant des difficultés particulières
fera l'objet d'un avenant portant notamment sur les points suivants :
- l'aide au maintien dans le logement des accédants et propriétaires
occupants en difficulté (notamment dans le cadre des plans de sauvegarde des
copropriétés dégradées, des OPAH copropriétés et du financement des FAAD)
;
- la prorogation de la convention ;
- la fixation d'un objectif de financement des opérations PLAI sur renveloppe
10 % en contrepartie de l'abandon de la condition de quotité de fonds 8/9e
pour le financement des opérations PLUS ;
- le financement du logement des saisonniers.
Article 5
Financement des ADIL
La participation des associés collecteurs de l'UESL au financement du réseau
des ADIL est appelée au niveau national et versée par l'UESL aux
associations selon une répartition définie par l'ANIL, dans le cadre d'une
enveloppe fixée chaque année.
Pour l'année 2001, cette enveloppe sera de 30 MF. Une première mise à
disposition des fonds aura lieu au cours du premier trimestre. Dans les années
suivantes, l'enveloppe évoluera au prorata des dépenses supplémentaires
entraînées par la création de nouvelles ADIL.
Une convention particulière entre l'Etat, l'ANIL et l'UESL organisera, au
plus tard le 1er juin, la coordination et le partenariat qui devront être
instaurés sur le plan local entre les ADIL, l'Etat et les associés
collecteurs.
Article 6
Conformément à l'article L.313-20 du code de la construction et de
l'habitation, les dispositions du présent avenant s'imposent à tous les
associés collecteurs de l'union.
Pour l'Etat :
Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
Laurent FABIUS
Le ministre de l'équipement, des transports et du logement,
Jean-Claude GAYSSOT
La secrétaire d'Etat au budget,
Florence PARLY
Le secrétaire d'Etat au logement,
Louis BESSON
Pour l'Union d'économie sociale pour le logement :
Le président du Conseil d'administration,
Pour l'Union d'économie sociale pour le logement :
Le président du Conseil d'administration,
Louis-Gaston PELLOUX