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Circulaire UC/IUH et C-2005-01 ANAH no 2005-11 du 14 février 2005 relative à la mobilisation du parc de logements privés dans le cadre du plan de cohésion sociale
NOR : SOCU0510263C
(Texte non paru au Journal officiel)
Le directeur général de l'urbanisme, de l'habitat
et de la construction, le directeur général de l'agence nationale
pour l'amélioration de l'habitat à Mesdames et Messieurs les
préfets de région (direction départementale de l'équipement
[pour attribution]); Mesdames et Messieurs les préfets de départements
(direction régionale de l'équipement [pour attribution]); direction
départementale de l'équipement (pour attribution); direction
régionale de l'équipement (pour attribution); centres d'études
techniques de l'équipement (pour information); centres interrégionaux
de formation professionnelle (pour information); ANRU (pour information); agence
nationale pour l'amélioration de l'habitat (pour attribution); ANPEEC
(pour information); direction des affaires financières et de l'administration
centrale (pour information); direction générale de l'urbanisme,
de l'habitat et de la construction (pour attribution); secrétaire général
du gouvernement (pour information); direction des personnel et des services
(pour information); conseil général des ponts et chaussées
(pour information); mission interministérielle d'inspection du logement
social (pour information); CGLLS (pour information); CILPI (pour information).
Compte tenu de l'importance du parc de logements privés et de l'acuité des
enjeux, notamment sociaux, qui y sont attachés, le plan de cohésion
sociale prévoit un important volet de mobilisation de ce parc, visant,
sur la période 2005-2009, à produire 200000 logements à loyers
maîtrisés, remettre sur le marché 100000 logements vacants
et donner une nouvelle impulsion à la lutte contre l'habitat indigne.
Ce programme s'accompagne d'une augmentation des moyens de l'ANAH de 15% dès
cette année ainsi que d'une augmentation équivalente en 2006
et consolidée sur la durée du plan de cohésion sociale.
La déclinaison régionale des objectifs de ce programme, figurant
en annexe 1, a été examinée par le conseil d'administration
de l'ANAH du 9 décembre dernier.
Ces objectifs, ambitieux, s'inscrivent dans le droit fil des résultats
obtenus par l'ANAH en 2004 qui ont vu la production de logements à loyers
maîtrisés passer de 17000 à 25000 et le nombre de logements
structurellement vacants remis sur le marché atteindre environ 11000.
Ils constituent la base de votre exercice de programmation infrarégionale
en cours, et au même titre que les objectifs concernant le parc social,
le fondement du volet parc privé des conventions de délégations
de compétences en cours de signature ou de négociation.
La réalisation de ces objectifs passera dans tous les cas par un renforcement
significatif du secteur programmé, que celui-ci prenne la forme d'opérations
programmées d'amélioration de l'habitat, de programme d'intérêt
général, de plan de sauvegarde, d'interventions sur les copropriétés
dégradées ou de programme social thématique. Ce renforcement
doit également s'exprimer au travers des conventions de délégation
de compétences. Les moyens d'études pré-opérationnelles
et de suivi-animation du secteur programmé, désormais assurés
par l'ANAH à hauteur de 15 M E pour 2005, doivent vous permettre d'engager
sans tarder l'intégralité des programmes nécessaires pour
atteindre les objectifs fixés. Les procédures à suivre
feront l'objet d'une note du directeur général de l'ANAH.
Je vous demande d'associer au pilotage du plan de cohésion sociale,
au niveau régional ou départemental en fonction des spécificités
locales, l'ensemble des acteurs concernés par le parc privé,
en particulier les représentants des propriétaires, opérateurs
et associations intervenant dans ce secteur. Les commissions locales d'amélioration
de l'habitat qui réunissent l'ensemble de ces acteurs et déterminent
les priorités d'intervention en début d'année peuvent également
constituer autant de lieux pertinents pour faire connaître et partager
ces objectifs.
L'essentiel des mesures législatives, réglementaires ou relevant
du conseil d'administration de l'ANAH a déjà été pris
pour faciliter la mise en œuvre de ce volet du plan de cohésion
sociale: exonération de contribution sur les revenus locatifs, réforme
du dispositif de conventionnement des logements locatifs privés, exonération
de TFPB en cas de bail à réhabilitation, nouvelles possibilités
offertes aux collectivités locales de recenser les logements vacants,
relèvement significatif des primes ANAH en cas de remise sur le marché de
logements vacants. Vous trouverez ci-joint en annexe 2 une synthèse
de ces mesures. Les mesures complémentaires concernant la lutte contre
l'habitat indigne seront adoptées dans les semaines à venir.
Comme pour les autres volets du plan de cohésion sociale, les résultats
dans ce domaine devront faire l'objet d'un suivi régulier. Vous vous
appuierez pour cela sur les délégations locales de l'ANAH qui
disposent d'ores et déjà d'un système automatisé pour
la collecte et la synthèse des données correspondantes
.Annexe
1
Déclinaison régionale des objectifs du plan de cohésion
sociale
Programmation 2005

Annexe 2
Logements locatifs privés nouvelles mesures fiscales et financières
au 1er janvier 2005
I. - Produire des logements à loyers maîtrisés
Amélioration du dispositif de conventionnement des logements aidés
par l'ANAH (circulaire no 2004-70 du 23 décembre 2004 complétant
et modifiant la circulaire no 2004-15 du 6 juillet 2004 relative à la
fixation du loyer maximal des conventions)
Le dispositif de conventionnement est simplifié et amélioré à compter
du 1er janvier 2005:
–
possibilité de conventionner des logements locatifs privés sur
l'ensemble du territoire (secteur diffus comme programmé);
–
classification des loyers par zones A, B et C afin d'harmoniser les règles
d'intervention de l'ANAH avec les dispositifs fiscaux en pratique dans le parc
privé;
–
adoption de la surface utile fiscale, égale à la surface habitable
(loi Carrez) augmentée de la moitié des annexes dans la limite
de 8 mètres carrés;
–
adoption de nouvelles valeurs de loyers maximaux pour les logements maîtrisés
ou conventionnés à l'aide de subventions de l'ANAH mieux adaptés à la
réalité des marchés.
Loyers mensuels maximaux des logements à loyers conventionnés
(en E par mètre carré de surface utile «fiscale»)

Développement des logements à loyers intermédiaires dans
les marchés tendus (Instruction no 2005-01 du 24 janvier 2005)
En complément au dispositif du conventionnement, il peut être
utile dans certains marchés locatifs très tendus de proposer
aux propriétaires de s'engager, en contrepartie de subventions majorées
de l'ANAH, à pratiquer des loyers intermédiaires entre les loyers
de marché et les loyers conventionnés.
Cette possibilité n'est offerte qu'à condition que l'écart
entre le loyer conventionné de base et le loyer de marché soit
au moins de 40%.
Lorsque cette condition est remplie, le niveau de loyer intermédiaire
fixé doit être inférieur de 20% au minimum au loyer moyen à la
relocation sans dépasser les loyers plafonds fixés pour l'année
2005, en application de l'instruction fiscale 5 D-2-05 no 6 du 10 janvier 2005.
Loyers mensuels maximaux des logements à loyers intermédiaires
(en E/m2 de surface utile «fiscale»)

Exonération de contribution sur les revenus locatifs (CRL) en cas de
travaux réalisés avec l'aide de l'ANAH
A compter du 1er janvier 2005 (art. 49 de la loi de finances rectificative
pour 2004) sont exonérés, pendant 15 ans, du paiement de la CRL,
les logements ayant fait l'objet de travaux de réhabilitation pour lesquels
la subvention de l'ANAH représente au moins 15% de leur montant (travaux
de réhabilitation définis par décret à paraître).
Compte tenu des pourcentages de subventions appliqués pour les logements à loyers
maîtrisés, cette disposition devrait permettre, en pratique, d'exonérer
pendant quinze ans de CRL une grande partie des logements réhabilités
avec l'aide de l'ANAH faisant l'objet d'un loyer maîtrisé.
Déduction forfaitaire majorée en cas de location à des
associations d'insertion
Afin de favoriser la production de logements en faveur des personnes défavorisées,
le taux de déduction forfaitaire des revenus fonciers peut être
porté à 40% pour les propriétaires qui louent des logements à un
organisme sans but lucratif ou à une union d'économie sociale,
agréés par le préfet, qui sont destinés à loger
des personnes défavorisées.
Ces dispositions s'appliquent lorsque certaines conditions sont respectées:
–
le loyer et les ressources du locataire, appréciés au moment
de la conclusion du bail, n'excèdent pas des plafonds utilisés
pour le PST;
–
le logement n'est pas loué à un membre du foyer fiscal du bailleur,
un ascendant ou un descendant.
Elles s'appliquent aux logements neufs, mais aussi:
–
aux locaux affectés à un autre usage que l'habitation acquis à compter
du 1er janvier 2005 et transformés en logements;
–
aux logements acquis à compter du 1er janvier 2005, qui ne satisfont
pas aux conditions de décence et font l'objet de travaux de réhabilitation
(définis par décret) permettant aux logements d'acquérir
des performances techniques voisines de celles des logements neufs.
Exonération de taxe foncière en cas de bail à réhabilitation
A compter du 1er janvier 2005, dans le cadre d'un bail à réhabilitation,
les logements loués sont exonérés de droit de taxe foncière
sur les propriétés bâties pendant toute la durée
du contrat, le bail à réhabilitation est conclu pour une durée
minimale de 12 ans (art. 108 de la loi de programmation pour la cohésion
sociale du 18 janvier 2005).
II. - Remettre sur le marché des logements vacants
Revalorisation des primes ANAH sortie de vacance
Les primes ANAH destinées à résorber la vacance sont fixées, à compter
du 1er janvier 2005 à:
–
5000 E pour un logement situé dans les zones A et B;
–
2000 E pour un logement situé dans la zone C.
Pour être éligible, le logement doit respecter les conditions
suivantes:
–
une durée minimale de vacance continue de 12 mois avant le dépôt
du dossier;
– un montant minimum de travaux subventionnables de 15000 E par logement;
–
un engagement de pratiquer un loyer maîtrisé (loyer intermédiaire
ou conventionné).
Le bénéficiaire peut être soit un propriétaire bailleur,
soit un organisme agréé par le préfet pour le logement
des personnes défavorisées réalisant les travaux.
Cette prime est cumulable avec le dispositif d'amortissement fiscal «de
Robien».
Exonération de contribution sur les revenus locatifs (CRL) en cas de
remise sur le marché de logements vacants
Afin de favoriser la remise sur le marché de logements vacants, les
logements vacants depuis plus de douze mois, réhabilités puis
loués dans le cadre d'un conventionnement, sont exonérés
de CRL pendant trois ans (art. 112, loi de programmation pour la cohésion
sociale du 18 janvier 2005).
Le bénéfice de l'exonération concerne les conventions
conclues à partir du 1er juillet 2004.
Amélioration de la connaissance du parc de logements
vacants
Dorénavant, la liste des logements vacants recensés pour l'établissement
de la taxe d'habitation de l'année précédente devra être
transmise aux collectivités locales qui en font la demande (art. 118
de la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005).
Cette liste indique, pour chaque logement, son adresse, sa nature, sa valeur
locative, la première année de vacance du local, le nom et l'adresse
du propriétaire et, le cas échéant, l'année à partir
de laquelle le local a été soumis à la taxe sur les locaux
vacants et le taux d'imposition à cette taxe.
Cette disposition, encadrée par les règles habituelles de confidentialité fixées
par la CNIL, permettra de mieux connaître la réalité du
parc de logements vacants et d'entrer plus facilement en contact avec les propriétaires
concernés pour leur proposer en particulier les différents dispositifs
d'aide à la remise sur le marché de ces logements.
Le Moniteur n°5294 du 13 mai 2005