Les perspectives du logement social
Les moyens budgétaires qui se situent dans le cadre du renouvellement
urbain des quartiers,
qui étaient de 170 MF en loi de finances 2001, seraient portés en 2002 à 500 MF
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REPONSE MINISTERIELLE - 16 JUILLET 2001 - SECRETARIAT D'ETAT AU LOGEMENT
QE N° 51624 - 2 OCTOBRE 2000 - R : JO ASSEMBLEE NATIONALE
QUESTION. - M. Armand Jung attire l'attention de M. le secrétaire
d'Etat au logement sur la capacité du pays à assurer un logement digne de ce
nom à toute sa population. Le droit au logement est inscrit dans la loi depuis
1990. Dans les faits, de nombreux sans domicile fixe dorment dans la rue
toutes les nuits. Et une large part des catégories populaires habite des cités
de banlieue dont les normes d'habitat remontent à la fin des années 50. La
montée du chômage et la baisse de revenus qui en a résulté pour une large
partie de la population. ont interrompu, à la fin des années 80, la tendance à
l'amélioration de l'habitat pour tous, constatée durant les décennies
précédentes, Au cours des dix dernières années, les politiques publiques ont
permis d'amortir le.choc. Mais le problème reste entier au niveau du logement
social même si le projet de loi «Solidarité et renouvellement urbains»
envisage d'imposer aux communes situées dans les grandes agglomérations un
quota de 20 % de logements sociaux, ce qui représente déjà une volonté réelle
de réduire la ségrégation spatiale. En conséquence, il lui demande si une
politique ambitieuse de construction de logements sociaux moins denses et si
une rénovation approfondie du parc de logements existants, après la démolition
de certains immeubles et touts, sont à l'ordre du jour.
REPONSE. - Le Gouvernement partage la préoccupation du parlementaire
sur la nécessité de continuer à produire du logement social en réponse aux
besoins qui demeurent élevés. Tout d abord, l'article 55 de la loi no
2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement
urbains (SRU) impose aux communes qui ne disposent pas suffisamment de
logements locatifs sociaux de contribuer a sa production. Mais, au-delà de
cette obligation légale, le Gouvernement a décidé de prendre dès 2001 des
mesures visant à relancer la production de logements sociaux : amélioration
des règles de financement, mobilisation accrue du 1 % logement, suppression de
plusieurs verrous réglementaires, et contractualisation avec les organismes
HLM sur des objectifs à un rythme de construction plus proche des besoins,
s'accompagneront d'une réflexion de fond sur le devenir du logement social et
de ses acteurs. Par ailleurs, les moyens budgétaires consacrés aux projets de
démolition, qui se situent dans le cadre du renouvellement urbain des
quartiers concernés, augmentent régulièrement depuis plusieurs années : un
complément de 100 MF de crédits vient d'être ouvert en cours d'année 2001
permettant de dépasser sensiblement le niveau d'engagement des démolitions de
2000 qui était de 6 000 logements ; en 2002 les crédits, qui étaient de 170 MF
en loi de finances 2001, seraient portés à 500 MF. Et une action volontariste
visant à accélérer le rythme de telles opérations, dans une ligne de
renouvellement urbain et de restructuration des quartiers, vient d'être
engagée. Depuis 1998, le bénéfice de la TVA à taux réduit, les provisions
normalement constituées par les bailleurs sur les loyers (afin de faire face
aux besoins de gros entretiens et de grosses réparations) ainsi que le recours
aux prêts de la CDC permettent aux organismes HLM de traiter la réhabilitation
de la plus grande partie de leur patrimoine sans subvention. Pour autant, les
dotations budgétaires consacrées à la réhabilitation des HLM (PALULOS) restent
à un niveau très élevé de 1 milliard de francs par an.
Armand Jung