Février
Circulaire du 8 février 2008 :relative à la Création des Agences départementales d'information sur le logement (ADIL)
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Le ministre du logement et de la ville à Mmes et MM. les préfets de département (DDE [pour attribution]) ; Mmes et MM. les préfets de région (DRE [pour information], DGUHC [pour attribution]).
Pour faciliter l'exercice de vos responsabilités dans la mise en œuvre de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable dont je fais ma priorité, vous avez tout intérêt à prendre appui sur l'Agence d'information sur le logement de votre département (ADIL). Le président de l'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL) m'a d'ailleurs confirmé le soutien sans faille du réseau des ADIL, soutien qui peut être apporté à vos services selon trois modalités.
1. La première modalité constitue une extension logique, légitime et attendue de la mission d'information et de conseil d'une ADIL : de par son objet social, dans sa mission d'information aux particuliers comme dans son rôle de conseil aux partenaires locaux, l'ADIL a naturellement vocation à intervenir dans la chaîne du droit au logement effectif.
. Le conseil aux particuliers
Toutes les ADIL s'attachent à porter une attention particulière à l'information des ménages dont la situation rend particulièrement difficile l'accès au logement, des personnes qui sont menacées d'expulsion et de celles qui vivent dans des logements indécents ou qui sont logées dans des locaux impropres à l'habitation, insalubres ou présentant un danger pour la sécurité. Elles renforcent les moyens d'information à destination des usagers qui connaissent les problèmes les plus aigus (permanences ou ligne téléphonique dédiée, selon les cas). Elles veillent à ce que l'information délivrée participe pleinement des actions de veille, de prévention des recours, et contribue à la recherche de solutions adaptées aux personnes en situation d'urgence.
Si, au cours d'un entretien personnalisé, une ADIL constate qu'une personne est en situation d'utiliser la voie du recours amiable auprès de la commission de médiation de votre département, elle est en mesure d'informer la personne concernée :
- de la procédure à suivre pour saisir la commission de médiation ;
- de la nature des éléments de preuve à constituer pour une reconnaissance par la commission de médiation du caractère prioritaire de la demande ;
- du nom et des adresses des associations agréées pouvant l'assister devant la commission de médiation.
. L'information des partenaires locaux
En liaison avec vos services et ceux du conseil général, l'ADIL, qui dispose de la compétence juridique et de la neutralité nécessaires, est bien placée pour informer l'ensemble de ses partenaires locaux sur les procédures prévues par la loi DALO et leur traduction dans le département : travailleurs sociaux, caisses d'allocations familiales et de mutualité sociale agricole, collectivités territoriales et leurs groupements, bailleurs sociaux, professionnels du logement, opérateurs, associations d'insertion. Il va de soi que cette information doit aller dans le sens des besoins constatés.
2. La seconde forme d'appui concerne la présidence de la commission de médiation, pour laquelle vous avez peut-être déjà pressenti le directeur ou la directrice de l'ADIL de votre département. La prise de cette responsabilité, qui comporte un risque d'incompatibilité avec le principe de neutralité du fonctionnement d'une ADIL, doit en tout état de cause être soumise à l'avis des partenaires membres de l'ADIL (collectivités territoriales, bailleurs sociaux.).
3. Enfin, la troisième voie de soutien à la mise en œuvre du droit au logement opposable relève d'une initiative propre de l'ADIL de votre département et concerne la contribution de l'agence à l'instruction des dossiers soumis à la commission de médiation.
Je tiens à souligner que cette troisième forme de soutien ne doit intervenir que dans la mesure où elle apparaît compatible avec la mission première d'information et de conseil de l'agence.
En tout état de cause, si votre ADIL est disposée à apporter son expertise juridique, économique et financière en ce sens, je vous recommande, afin d'assurer la cohérence et l'efficacité du dispositif DALO :
- de définir avec précision, en fonction du contexte local, les formes attendues de cette contribution (analyse des dossiers.) ;
- de veiller à bien articuler cette intervention avec celle des différents acteurs participant à la mise en œuvre du droit au logement dans votre département : travailleurs sociaux, caisses d'allocations familiales et de mutualité sociale agricole, bailleurs sociaux, associations, opérateurs.
L'engagement de votre ADIL selon cette troisième modalité devrait alors être formalisé par une convention pluriannuelle conforme au modèle préconisé par la circulaire du Premier ministre no 5193/SG du 16 janvier 2007 relative aux subventions de l'Etat aux associations et conventions pluriannuelle d'objectifs, dont je vous prie de trouver le modèle en annexe.
Mes services se tiennent à votre disposition pour vous apporter, en liaison avec l'Agence nationale pour l'information sur le logement, toute précision utile sur le soutien à attendre de l'ADIL de votre département, dans le respect de son objet social, à la démarche prévue par la loi DALO.
Fait à la défense, le 18 février 2008.
Modèle de convention pluriannuelle
Entre le ministre du logement et de la ville, représenté par le préfet, dénommé ci-après l'administration,
et l'association départementale d'information sur le logement du département de (ADIL), représentée par son président, M. (fonctions de M. X) dénommée ci-après l'association,
dont le siège social se situe, ............
dont le numéro de SIRET est, .......
il est convenu ce qui suit :
à mettre en œuvre tous les moyens humains et matériels à la réalisation de l'objet défini à l'article 1er ;
à fournir chaque année, à l'administration au plus tard au 1er juillet de l'année suivante :
Le directeur, adjoint au directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction,E. Crepon